Communiqué de presse

La Belgique soutient l'injection de fonds supplémentaires pour les pays les plus pauvres

Cette semaine, les ministres Vincent Van Peteghem et Meryame Kitir représenteront notre pays lors des Réunions de printemps (en ligne) de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Cette année, les Réunions de printemps sont entièrement consacrées aux conséquences économiques mondiales de la pandémie.

La Belgique défend la proposition de prolonger le moratoire sur les dettes des pays en développement. Les deux ministres soutiennent également le projet d'une injection supplémentaire de fonds pour les pays les plus pauvres (Droits de tirage spéciaux).

La pandémie n'est pas seulement une crise sanitaire, c’est aussi une crise économique inédite. Selon la Banque mondiale, plus de 160 millions de personnes seront précipitées dans l'extrême pauvreté en conséquence directe de la pandémie. Il s'agit d'un recul sans précédent. Comme pour la crise sanitaire, dans laquelle nous ne serons en sécurité que lorsque tout le monde aura été vacciné, il n'y aura de reprise économique mondiale que lorsque les pays pauvres pourront eux aussi sortir de la crise économique.

Cette année, les Réunions de printemps seront entièrement consacrées au rôle que la Banque mondiale et le FMI doivent jouer dans la lutte contre la crise. À l'ordre du jour figurent des discussions sur le contexte économique mondial, l'allègement de la dette, le besoin de ressources supplémentaires pour les pays les plus pauvres, une ambition accrue dans la lutte contre le changement climatique et le soutien aux campagnes de vaccination indispensables dans les pays en développement. Les Réunions de printemps doivent également apporter une contribution importante à la relance après le COVID-19, qui repose sur des investissements et des réformes durables.

Allégement de la dette

En conséquence de la pandémie, des dizaines de pays, surtout en Afrique, subissent une pression financière énorme. Un quart des pays à revenus faibles ou intermédiaires ont une charge de la dette élevée ou risquent d'accumuler une telle dette dans un avenir proche.

La décision avait déjà été prise d'accorder un report de paiement temporaire aux pays les plus pauvres, ce qui a effectivement donné une bouffée d’oxygène à 40 pays. La Belgique a également accordé un report de paiement à 15 pays.

Néanmoins, il est apparu clairement entre-temps que ces mesures sont insuffisantes. A l'initiative des ministres Kitir et Van Peteghem, notre pays soutiendra une prolongation du moratoire existant et plaidera pour une opération plus vaste d'allègement de la dette. L'objectif est de préserver les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté et le développement durable, et de permettre une reprise à long terme.

Les deux ministres notent également que la majeure partie des dettes est détenue par le secteur privé. Une solution durable signifie donc aussi que le secteur privé fait partie d'une initiative d'allègement de la dette.

Injection supplémentaire

A l’approche des Réunions de printemps, un consensus se dégage sur la nécessité d'une injection supplémentaire de liquidités pour les pays les plus pauvres par le biais d'une nouvelle émission de réserves internationales, les « Droits de tirage spéciaux ». Ce serait la deuxième fois dans l'histoire que le FMI prend une telle initiative.

Cette mesure d'urgence permettra de mettre immédiatement des ressources vitales à la disposition des pays les plus pauvres et leur donnera un répit supplémentaire pour faire face à la crise. La question de savoir quelle est la meilleure façon d'utiliser ces ressources doit faire partie d'un débat selon les ministres.

« La Banque mondiale et le FMI doivent jouer pleinement leur rôle pour œuvrer à une relance mondiale forte, verte et inclusive après la crise du COVID », a déclaré le ministre Van Peteghem.

« En cette période exceptionnelle, nous devons aussi oser prendre des mesures exceptionnelles. La reprise ici, en Europe, ne peut se faire sans reprise mondiale. Nous devons donc renforcer structurellement les pays les plus touchés afin qu'ils puissent investir eux-mêmes dans la santé, l'enseignement et la transition vers une économie à faible émission de carbone. Il ne s'agit pas de charité mais de solidarité », conclut la ministre Kitir.

 

Plus d'informations :

Miet Deckers

Porte-parole du ministre Van Peteghem

miet.deckers@vincent.minfin.be

+ 32 475 766.526

 

Josse Abrahams

Porte-parole de la ministre Kitir

Josse.abrahams@diplobel.fed.be

+ 32 495 546.142